Enfance

L'enfant ne peut pas attendre, son nom est AUJOURD'HUI. G. Mistral

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lundi 20 juin 2011

Coeur chaud sous la glace


"Super volcans : Les alertes se multiplient
Le Yesllowstone comme tout les plus dangereux volcans du monde passent à la vitesse supérieure. L'approche de la comète Elenin qui a déjà fait bouger la terre de son axe (Il suffit de regarder le soleil qui se couche plus au nord qu'à l'ouest, même en temps de solciste et désorienter nombre d'animaux dont beaucoup meurent) continue d'aggraver la situation terrestre. Cette comète qui remue et tire le magma vers la surface provoque des tremblements de terre et le réveil inquiétant des plus grandes caldeiras du monde dont le Toba ou encore Naples. WikiStrike reviendra dans les jours qui viennent sur le déplacement de l'axe de la terre. Déjà vous pouvez le vérifier rien qu'en analysant un lever ou un coucher de soleil. Sortez vos vieilles photos et faîtes la comparaison vous mêmes. C'est édifiant. 
Le 16 juin, le supervolcan américain s'est réveillé. Il est aujourd'hui sous très haute surveillance, et si l'on vous dit qu'il n'a rien d'inquiétant, c'est comme sur tout le reste, on ne vous a jamais menti."

cliquez sur la photo pour rejoindre le site de surveillance
supervolcans surveillance
Yellowstone est un parc national situé aux Etats-Unis, au Nord-Ouest de l’état du Wyoming et qui s’étend sur une partie du Montana et de L’Idaho. Mais peu de personnes sont conscientes que le parc repose sur l’une des plus grande chambre magmatique au monde. En effet le Yellowstone est un super volcan.

Le terme a été inventé en 2000 par les producteur d’une super fiction de la BBC (supervolcano) sur ce thème. Depuis aucune définition ne fait l’unanimité mais on peut considérer qu’un super volcan est un volcan dont l’éruption provoque :

- des remaniements géographiques à l’échelle du continent
- des répercussions sévères voire cataclysmiques sur le climat et donc sur la vie à l’échelle de la terre (jusqu’à l’extinction d’une espèce entière). 
- une expulsion de  matières pyroclastiques et de magma supérieure à 1000 Km3 en une seule explosion.
Leurs éruptions ne peuvent pas se mesurer sur l’échelle VEI (Volcanic Explosivity Index) car elle en dépasse le niveau 8.

A titre de comparaison la catastrophe du mont St Hellens aux Etats-Unis en 1980 qui est reconnue comme l'une des plus grosses éruptions volcaniques enregistrée aux Etats-Unis,  cotée de niveau 5 sur l’échelle VEI a été d’une puissance 3 mille fois inférieure à la 1° éruption du Yellowstone. On mesure mieux l’importance qu’aurait une nouvelle éruption du Yellowstone.

Pour aider à se représenter ce qu’est le super volcan de Yellowstone il faut comprendre que le site de 8800 Km2 (soit la superficie de la corse) a d’abord été considéré comme un parc dont les signes extérieurs de volcanisme (comme les geysers, les fumerolles, les sources hydrothermales) intriguaient un géologue américain puisqu’il ne retrouvait pas le volcan responsable de ces phénomènes typiques.
Ce n’est qu’en 1960, grâce des caméras implantées sur des satellites, que les premières photographies de la Terre prises de l’espace ont pu être faîtes. Cela a permis au géologue de comprendre que le parc en question n’était que la caldeira du super volcan. Elle mesure 60 Km de long sur 40 Km de large. Elle résulte de l’explosion remontant à 640000 ans environ de ce même volcan.
La méconnaissance des super volcans, et donc la principale difficulté que nous avons rencontrée pour traiter notre sujet, tient au fait que la fréquence de leurs éruptions est très faible. En effet la plus récente, celle de Toba, à Sumatra, il y a 74000 ans et celles du Yellowstone remontent respectivement à 2,2 millions d’années et à 640000 ans.

Des études géologiques ont permis de reconstituer le rythme de vie du Yellowstone et selon les scientifiques les plus pessimistes son explosion est proche. En effet il manifeste ces activités volcaniques tous les 600 000 d’années, la prochaine est donc mathématiquement en retard puisqu’on le rappelle, la dernière remonte à 640 000 ans. Cependant, en matière de temps géologique, demain peut-être dans 1000 ans. Il est donc impossible de prévoir le jour exact de la super éruption.

Le Yellowstone est considéré en sommeil puisqu’il continue à manifester des signes de volcanisme comme les geysers, les fumerolles, les sources d’eau chaude ou autre. A ce titre il fait donc l’objet d’une surveillance rapprochée: 12 stations GPS et un radar spécialisé mesurent en permanence ses mouvements. 
Pour qu’une explosion ait lieu il faudrait que la chambre magmatique soit remplie à 50% et que le plancher de la caldeira se soulève de 3 m.

Or, en 2001 on sait que la chambre magmatique ne contenait que 10% de magma. Par ailleurs, les capteurs répartis tout autour du Yellowstone ont permis de réaliser qu’entre 2004 et 2006 le gonflement de la surface de la caldeira fût de 7 cm par an alors que depuis 1923 la moyenne n’était que de 2 cm/an. Doit-on prendre cela comme un signe de réveil du volcan ? Certains scientifiques estiment que cela ne fait que de témoigner une activité volcanique connue depuis longtemps. Bien malin celui qui serait prévoir avec exactitude la date à laquelle l’explosion désastreuse pourrait se produire précisément.
On sait que la première explosion du Yellowstone a expulsé 2500 Km3 de matières pyroclastiques et de magma et la seconde 1000 Km3 alors que celle de Toba, il y a 74000 ans en a expulsé 2800 Km3.On a pu reconstituer grâce 
- à des preuves géologiques la structure des cendres volcaniques,
- à des preuves glaciologiques la forte concentration de sulfure sur les glaces datant de cette époque

- et à des preuves organiques provenant de l’analyse des dépôts d’animaux marins de cet âge les répercussions de l’explosion de Toba.

Par extrapolation de ces connaissances, on peut projeter les conséquences d’une éventuelle explosion du Yellowstone sur le climat, sur la flore et sur la faune. C’est-ce que nous proposons de faire dans notre T.P.E.


Pour plus d'informations : le projet Luxorion en détail


Additionnez ces informations aux nouvelles tragiques en provenance du Japon, aux moeurs inadaptés à la drastique frugalité approchant, à la révolution "inventive" sous le joug d'une "démocratie" contrôlée, changez-vous vite individuellement !!!
Le courage ?
C'est dire NON à ce qui enferme, éteint ou bloque le processus d'évolution vers la simplicité et la joie ! 

Pour Être vaste, plein et humain
La question est la réponse même
La chance n'existe pas 
La compréhension est chose intime
Elle ne s'explique pas
Enraciner la vérité en Soi


Freedom from lust is happiness in the world, 
the going beyond all sensual desires. 
But the crushing out of the conceit "I am"- this is the highest happiness.
Bhante Saranapala 
Liberté de la convoitise est le bonheur dans le monde,  
allant au-delà de l'ensemble des désirs sensuels.  
Mais l'écrasement de la vanité "je suis" - c'est le plus grand bonheur.

Le véritable problème, c'est la solution. Vos problèmes sont sans fin en raison des fausses solutions que vous leur avez inventés. Sans réponse, la question n'a pas lieu d'être. Elles sont interdépendantes ; vos problèmes et vos solutions vont de pair. C'est parce que vous voulez utiliser certaines réponses pour mettre fin à vos problèmes que ces problèmes sont sans fin. Les nombreuses solutions offertes par tous ces saints, les psychologues, les politiciens, ne sont pas vraiment des solutions du tout. C'est évident. Ils ne peuvent que vous exhorter d'essayer plus ardemment, de pratiquer toujours plus de méditation, de cultiver l'humilité, de vous tenir sur la tête, et encore et encore plus ; toujours dans la même veine. 
C'est tout ce qu'ils savent faire. Si vous rejetiez vos espoirs, vos peurs, votre naïveté et traiteriez ces types comme des hommes d'affaires, vous vous apercevriez qu'ils ne tiennent pas leurs promesses, et qu'ils ne le feront jamais. 
Mais, vous persévérez à gober les fausses promesses que vous proposent les experts.

L'état naturel n'est pas l'état dans lequel se trouve l'homme réalisé ou divinisé, ce n'est pas quelque chose à atteindre, à accomplir ou que l'on doive faire exister ; c'est là — c'est l'état de vie. Cet état n'est autre que l'activité fonctionnelle de la vie. Par ”vie” je n'entends pas quelque chose d'abstrait ; j'entends la vie des sens qui fonctionnent naturellement sans l'ingérence de la pensée. La pensée est un intrus qui s'introduit de force dans les affaires des sens. Sa motivation est le profit: elle dirige l'activité des sens pour en obtenir quelque chose et les utilise pour s'assurer de sa continuité.
Uppaluri Gopala Krishnamurti, dit U.G.

N'achète pas la vie au marchand. La vie est en toi !
Ne te compare pas à autrui. La vérité est en toi ! 

Un maître zen et son disciple se
promènent au bord d’un lac.

Des ordures ont été déposées sur la berge,
offusqué le disciple le fait remarquer à son maître.

Il constate le fait et répond : « oui je vois cela »

Et aussitôt il lève les yeux et dit :

« Mais je vois aussi la splendeur de la nature,
j’entends le chant des oiseaux qui berce mon âme,
je sens le vent qui caresse mon visage … »

Ne laissez pas votre champ de conscience se rétrécir
sur le négatif, n’oubliez pas de contempler le beau.

Claire M

mardi 31 mai 2011

Le nouveau monde ?

La joie du soleil
Quand d'aucuns scrutent le ciel pour y voir quelque Ovni, d'autres pleurent leur terre dépouillée et un exode forcé.


Pour mémoire, le bulletin électronique signalait une menace sur le Brésil avec le Projet de barrage de Belo Monte. Le 5 mai 2011, l'Organisation des Etats Américains (OEA) accordait 8 jours de plus au Brésil pour se positionner.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66681.htm

"Etat des Lieux - Le projet de barrage géant hydroélectrique de Belo Monte est depuis 1970 au coeur d'un débat environnemental et humain au Brésil. Le 1er Avril 2011, la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a demandé, au Brésil la suspension immédiate de la construction du barrage de Belo Monte et la mise en place d'un processus de consultation auprès des populations indigènes. La CIDH demande au gouvernement brésilien d'adopter des "mesures préventives" en faveur d'une douzaine de tribus indigènes, dont certaines vivent en autarcie dans le bassin du fleuve Xingu.

Cet équipement se situe dans la région de la grande boucle du Xingu (Etat du Parà). La capacité maximale prévue de la centrale hydroélectrique est de 11 233 mégawatts (MW) via 72 turbines avec une capacité de production de 11.000 MW. Ce qui en ferait le troisième plus grand au monde derrière celui des Trois Gorges en Chine et celui d'Itaipu à la frontière brésilo-paraguayenne. L'électricité du barrage servira principalement à l'extraction de bauxite à partir de gisements et à sa transformation en aluminium.

Le gouvernement brésilien ne renonce pas à la construction du barrage qui coûtera 11 milliards de dollars. Sa construction emploiera 20.000 personnes, inondera 500 km2 et déplacera plus de 16.000 personnes, selon les chiffres officiels. "Les normes pour la construction du barrage ont été établies dans la plus grande rigueur et tiennent compte de tous les aspects sociaux et environnementaux", assure le gouvernement brésilien."
Source : Mercado ético - le 20 avril 2011
Rédacteur : Anne Le leon - anne.leleon@cendotec.org.br
Origine : BE Brésil numéro 133 (5/05/2011) - CenDoTeC / Ambassade de France au Brésil / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66681.htm

Le verdict est tombé !

Chef indien Raoni
Le chef indien Raoni pleure en apprenant la décision du gouvernement brésilien. Celui-ci vient, en effet, de donner le feu vert  pour la construction du barrage de Belo Monte.
Les milliers de lettres ainsi que plus de 600 000 signatures ont tout simplement été ignorés.
http://www.avaaz.org/fr/amazon_under_threat_1/

Madame Dilma Roussef a signé l’arrêté de mort des peuples Xingus.
Le barrage de Belo Monte  sera plus vaste que le canal du Panama et inondera au moins 400 000 hectares de forêt. De ce fait 40 000 indigènes  et autres populations locales seront délocalisées et l’habitat de nombreuses espèces animales et végétales  sera détruit.
Tout ceci pour faire de l’énergie ?
Au prix de l’humain et de la terre ?
Ana Herrmann Vieira

Quand le dernier arbre aura été abattu
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson aura été péché
Alors on saura que l'argent ne se mange pas.
Chef amérindien des Apaches Chiricahuas (1829-1909)
 
 



lundi 30 mai 2011

Des Particules inconnues bombardent la Terre


Depuis des mois, les études sur les tempêtes solaires à venir ont conduit les chercheurs à de nouvelles découvertes.

Certains prédisent des tsunamis solaires dévastateurs, qui pourraient détruire notre technologie, tandis que d'autres avertissent que les violentes éruptions à la surface du soleil, pourrait atteindre la TERRE, affectant son champ magnétique et exposer l'humanité à un flux intense de rayons X.

Aujourd'hui, la preuve que quelque chose d’extrêmement plus dangereux est en train de faire surface du plus profond de notre étoile est faite: des particules inconnues jusqu'alors s'échappent du soleil en direction de la Terre. Quoi que ce soit, les résultats démontrent que cela touche toute matière.
 
Étrange et inconnu
Les physiciens ont commencé à s'alarmer il y quelques années; au départ rejeté comme étant une anomalie, aujourd'hui la frénésie s'est emparée d'eux dans la compréhension de ce qui se passe avec le soleil et les mails se multiplient à travers le monde chez les scientifiques.

Quelque chose d'impossible s'est produit; pourtant le "impossible" a été prouvé comme étant vrai ! Les laboratoires à travers le monde, en sont venus aux même conclusions : le taux de désintégration radioactive que l'on croyait constant, fondement de la science ne l'est plus. Quelque chose émanant du Soleil entre en interaction avec la matière de façon étrange et inconnue avec un étonnant potentiel de transformation radical de la nature même de la Terre.

Les scientifiques n'en croient pas leurs yeux : le taux naturel de décomposition des particules atomiques a toujours été prévisible. En effet, son utilisation à travers le carbone 14 a été la méthode jusqu'à ce jour de datation des artefacts archéologiques. Ce processus, mesure la quantité de carbone 14 dans les objets organiques. Selon les chiffres, il a une demie vie spécifique de 5730 ans. Les physiciens ont prouvé par l'observation et l'expérimentation exhaustive au cours d'un siècle, qu'il faut bien 5730 années pour que les atomes de carbone 14 se désintègrent en azote 14.

Ces valeurs sont stables et ne varient pas tout au moins par le passé. Avec certains éléments de preuve que la désintégration radioactive peut être affectée significativement par un effet inconnu du Soleil, la plupart des scientifiques sont mis en déroute.

Taux de décroissance accélérée
Le pire de tout, si le taux de décomposition de la matière est en train de muter, alors toute la matière sur Terre en sera affectée, y compris la matière à l'origine de la vie.

La mutation peut aller aussi loin que de changer la réalité sous-jacente de l'univers quantique et par extrapolation, la nature même de la vie, les principes même de la physique, peut être même l'écoulement uniforme du temps.

En fait, certains éléments de la dilatation du temps, ont été glanés dans l'observation attentive du taux de décroissance. Si des particules en interaction avec la matière ne sont pas en  cause et la matière est affectée par une nouvelle force de la nature, alors le temps lui même peut s'en trouver accéléré et il n'existe aucun moyen de le stopper.

Les neutrinos en cause ?
Les chercheurs ont corrélé les anomalies dans les taux de décroissance sur une période de 33 jours. Ce délai correspond à la journée de rotation 33 de la base solaire . Une telle correspondance ne peut être considérée comme une simple coïncidence.

Depuis que le noyau solaire est connu pour éjecter des flux continus de particules appelées neutrinos, certains scientifiques tentent de trouver des éléments de preuve que les neutrinos sont les coupables derrière la mutation de la matière.

Toutefois, il y a un problème avec cette hypothèse: les neutrinos sont des particules invisibles, extrêmement difficiles à détecter. Normalement, les neutrinos traversent la Terre sans aucune interaction. Pour un neutrino, c'est comme si la Terre n'existe pas.

Autres que de découvrir une précieuse connaissance sur les propriétés des neutrinos, ou trouver toute autre nouvelle particule, il existe la possibilité qu'aucune particule ne soit derrière les modifications enregistrées dans la désintégration du taux de radioactivité. Alors qu'elle pourrait en être l'origine, le phénomène en cours reste une inconnue.

Dangers inconnus

Comme le soleil s'achemine vers son maximum, et une période d'intensité dangereuse  jamais connue par toute personne vivant aujourd'hui, des forces incontrôlables, insoupçonnées pourraient être en formation au plus profond de son noyau, véritable four nucléaire .

Il a déjà été prouvé que la masse du soleil  déforme le temps, plie les ondes lumineuses et participe à la mutation des espèces sur Terre.
 
Maintenant, cette nouvelle force peut être directement en interaction avec la matière d'une manière qui pourrait changer non seulement la compréhension de la physique de l'humanité , mais aussi changer l'humanité elle-même ... et pas nécessairement d'une manière bénéfique.

Oui, les e-mails continueront à pleuvoir et les têtes à se creuser. Mais à la fin, nous serons tous simplement des observateurs.

Que le phénomène n'ai pas d'impact réel sur l'humanité, ou le pire impact imaginable, on ne peut rien faire pour l'arrêter.

Encore une fois, les forces titanesques de la nature iront  jusqu'à submerger notre technologie et nous nous trouvons, comme les jouets des dieux. Totalement impuissant.

Source: Stanford University
Traduction française David Jarry


Garder le coeur droit
Nourrir l'harmonie en soi 

Qu'elle suscite chez l'indigent ou le puissant
Comme un désir d'émulation

Pour accomplir des actions nouvelles
 Au service d'une humanité fraternelle

Rendue au bon sens commun
de la co-responsabilité, enfin...

Claire M



samedi 7 mai 2011

Communication et Technologie

Contexte
En 1998, après un septennat passé à l'étranger, je suis revenue en Métropole pour raisons professionnelle et familiale. Débarquée à Paris, ma première impression fut étrange : étrangère dans la ville peuplée d'individus au verbe haut et communiquant... seuls... dans la rue...
Plus tard, j'ai découvert qu'avoir plusieurs communications en même temps était preuve d'importance et pour ce faire, disposer de plusieurs portables pouvait satisfaire ce besoin : un pour le professionnel, un autre pour le privé, un autre pour le confidentiel, etc...
Enfin, j'ai appris qu'un nouveau langage était né : le langage texto.
Face à une telle complexité, je suis restée perplexe.
Bon sûr, j'ai obtempéré lorsqu'un gsm me fut remis dans un kit d'embauche pour communiquer mieux et au moindre coût (portable à portable étant la norme).

Symptômes
Après m'être interrogée au sujet du Bzzzzz de mon portable lorsqu'une personne m'appelait sur mon téléphone fixe... de la chaleur que ce gsm infiltrait dans ma tête après utilisation... de la migraine qui suivait... d'une fatigabilité accrue par vagues... j'ai fait des recherches avec certains amis aujourd'hui EHS (Électro Hyper Sensibles).

Alerte
En 2007, invitée à un colloque "Droit et Santé", je me suis hasardée à "sortir des sentiers battus"...
en évoquant les risques connus des ondes électromagnétiques...
en questionnant sur le traitement envisagé (du point de vue de la justice et des assurances) vis-à-vis des éventuelles pathologies liées à cette technologie...
Mon intervention n'eut pas d'écho...

Constat
Aujourd'hui, les risques sont devenus faits.

Claire M
Le 26 mars 2010

Le 17 mai sur FR3 20h35
Hors-Série - Mauvaises ondes

samedi 19 mars 2011

Plantes et Santé


Rumeur sur le retrait des plantes ! Site de pétition qui a récemment émis une alerte-panique : http://www.defensemedecinenaturelle.eu/

A l'ère de la communication virtuelle accélérée, je trouve aberrant de céder à la confusion des informations sans en avoir préalablement vérifié les sources. Et je me pose tout simplement la question : quelle part de son diffuseur l'hoax (canular) nourrit-il ?

Je vous livre ci-dessous, un ensemble de démentis qui confirment ce que chacun, en son âme et conscience, peut concevoir à condition de vouloir voir le bien avant le mal.
Je remercie particulièrement mon ami Richard Haas qui sait garder tête froide en toute circonstance.

Je tiens à votre disposition d'autres informations que je me ferai un plaisir de vous adresser par retour de mail.
Cordialement
Claire M


Mesdames, Messieurs,

Vous êtes nombreux à nous avoir interpellés sur la directive relative aux « plantes médicinales traditionnelles », et nous vous en remercions. Cependant, l'affirmation selon laquelle la vente de ces plantes sera interdite à partir d'avril 2011 est à nuancer.

En 2004, une nouvelle législation européenne a bien été adoptée afin de mettre en place une procédure spéciale d'enregistrement pour les herbes médicinales traditionnelles, connues et utilisées depuis au moins 30 ans (dont 15 ans au sein de la Communauté européenne).

Cette législation répond à des impératifs de santé publique, vise à supprimer les incohérences de statut des herbes médicinales dans les différents États membres et favorise ainsi la libre circulation de ces produits en Europe. De plus, la procédure d'enregistrement des herbes médicinales est dite « simplifiée » (par rapport à celle des médicaments) puisqu'elle n'exige par exemple aucune donnée récoltée en milieu médical, prouvant son efficacité.

Pour plus d'information sur ce texte, veuillez suivre ce lien (en anglais seulement) : http://ec.europa.eu/health/human-use/herbal-medicines/index_en.htm

Par ailleurs, la directive de 2004 prévoit effectivement une période de transition (ou de mise en conformité) de 7 ans pour les herbes médicinales traditionnelles déjà présentes sur le marché lors son entrée en vigueur (30 avril 2004). Passé cette date, les herbes médicinales ne pourront plus être mises sur le marché via la procédure simplifiée.Elles pourront alors être vendues comme tout autre médicament, suite à une demande d'autorisation certes plus contraignante (Art. 6 de la directive 2001/83). Sinon, les herbes médicinales pourront toujours être vendues selon la législation des compléments alimentaires, mais plus en tant que médicament.

En espérant avoir pu éclaircir quelque peu ce dossier complexe, nous vous invitons toutefois à nous recontacter pour toute question ou remarque supplémentaire.

Salutations cordiales,
Thérèse Snoy
Députée fédérale Ecolo-Groen


De la part de Francis Giot, président de Nature et Progrès.

Les plantes médicinales ne seront pas interdites en EU.
L'information qui circule est en réalité de la désinformation dans le combat qui oppose industrie pharmaceutique et industrie de la phytothérapie et des
compléments alimentaires. Formulé par cette dernière, le message vise à créer de la pression sur les législateurs, avec appui de l'opinion public,
pour un affaiblissement de la législation sur les plantes médicinales traditionnelles. Ce groupe d'industriels est en effet très mécontent de la
législation européenne qui offre la possibilité d'enregistrer officiellement toute plante médicinale utilisée et reconnue depuis au moins 15 années dans
l'Union comme plante autorisée à la commercialisation, et ferme donc la porte aux nouveaux produits de la phytothérapie (compléments alimentaires et
autres remèdes miracles). L'association ANH, mentionnée dans la vidéo qui accompagne la pétition n'est pas une association de producteurs ni
d'herboristes. Il s'agit en réalité s'un bon vieux lobby de défense des industriels des compléments alimentaires (très juteux business qui fleurit
en particulier dans les épiceries bio). Nous avons contacté cette organisation par téléphone pour savoir si parmi leurs membres il y avait des
associations de producteurs, et ce n'est pas le cas. Le flou maintenu sur leur site, et dans la vidéo devrait mettre la puce à l'oreille de ceux qui
reçoivent l'information...

Il faut aussi signaler que la législation en question permet l'enregistrement facilité de tout plante médicinale. En aucun cas ces plantes devront passer par les même canaux d'autorisation que les médicaments.

Subsiste par contre un réel problème de la directive 2004/24/CE et qui est passé sous silence par la communication mensongère que l'on subit. Cette
directive fait partie d'une politique partiale et réductrice qui favorise l'hégémonie des trois cultures actuellement dominantes au niveau mondial :
occidentale (officielle), chinoise et indienne (ayurvédique). Tous les remèdes qui ne sont pas reconnu depuis minimum 30 ans (15 si provenant de
l'Union européenne) devront passer par des procédures, certes allégées, mais longues d'agréments. Ce sont donc les défenseurs des médecines naturelles
mineures et traditionnelles (créole, tibétain, nigérien, cévenol, etc) qui seront les plus touchés par la directive, à moins de prouver avec diligence
un passé d'utilisation conséquent. Le problème c'est que dans ces sociétés à la connaissance encore fortement ancrée dans la tradition orale, il sera
plus difficile de récolter des preuves .

Pour en savoir plus, lire la déconstruction point-par-point faite par Thierry Thévenin (directeur du très respectable Syndicat Inter-Massifs pour
la Production et l'Economie des Simples Médecines) : http://www.syndicat-simples.org/actualites/les-plantes-medicinales-bientot-interdites-dans-lue-propagande-desinformation-enjeux-de-pouvoirs-autour-de-herboristerie-en-europe

Bien à vous
Francis Ghiot
Président de Nature et Progrès

Voici, pour compléter (nuancer) l'info, un texte en contrepoint
http://www.plantasante.fr/QUEL%20SORT%20POUR%20LES%20PLANTES%20MEDICINALES%20DANS%20LA%20COMMUNAUTE%20EUROPEENNE.pdf



Il y a une grosse confusion concernant le retrait des plantes...
Voici ce que la directrice d'un des plus gros labo de phyto écrit :

Nous tenons à vous rassurer quant au devenir des plantes dans les compléments alimentaires. En effet, la directive auquel il est fait référence dans l’article évoqué (directive 2004/24/CE du 31 mars 2004) concerne les médicaments traditionnels à base de plantes. Cette directive a été transposé en droit français via l’ordonnance n° 2007-613 du 26 avril 2007 qui définit plus précisément les catégories des médicaments à base de plantes pouvant être mis sur le marché conformément à la procédure d’enregistrement simplifiée également nommé dossier d'Autorisation de Mise sur le Marché allégé (AMM allégé). La date d’avril 2011 correspond à la fin de la période transitoire pendant laquelle il était toléré que les médicaments traditionnels à base de plantes dont la mise sur le marché été antérieure à la date de publication de l’ordonnance, puissent continuer à être commercialisés.

Pour en revenir aux compléments alimentaires, l’évolution de la réglementation va au contraire dans le sens de l’ouverture par rapport aux plantes. En effet, historiquement, 34 plantes inscrites à la Pharmacopée ont été libérées du monopole pharmaceutique en 1979. Depuis août 2008, c’est 148 plantes qui sont dorénavant libérées et aujourd’hui autorisées dans les compléments alimentaires notamment. D’autres états-membres suivent la même tendance que la France.

Je ne sais pas à qui profite cette rumeur... ?
Marie Desourdy

M° Isabelle Robard, avocate spécialisée dans le droit de la santé, docteur en droit et co-auteur du livre Santé, mensonges et propagande analyse cette rumeur (pour une discussion plus complète, voir le site la Chambre nationale des ostéopathes)

M° Isabelle Robard : La pétition qui circule sur internet au sujet des plantes à usage traditionnel est inspirée par une réglementation prise au niveau européen : la directive 2004-24 CE du 31 mars 2004. Elle est signée d’une certaine Heidi Stevenson et consiste à dire en substance : « Toutes les plantes à usage traditionnel vont être interdites en avril 2011 et elles ne pourront plus être vendues dans les compléments alimentaires… On va exiger des autorisations de mise sur le marché pour ces produits qui vont entraîner des conséquences en cascade pour tous les fabricants et les distributeurs. » Il s’agit d’une rumeur infondée.

Cette directive plantes à usage traditionnel fait partie d'un corpus qui date de 1965. Cette année là l'Europe communautaire prend une directive sur les médicaments. Elle va produire une définition du médicament qui va ensuite évoluer. Il va y avoir en novembre 2001 abrogation de cette directive et création d'un code communautaire du médicament qui a donc fixé comme tout le monde le connaît, une réglementation qui dit pour que pour être être mis sur le marché, un médicament, ou plus précisément une spécialité pharmaceutique, doit être dotée d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) avec 4 phases d'essais. Comme on s'est rendu compte que c'était un peu sévère, un peu complexe et inaccessible pour certaines catégories de produits, on a commencé en 1992 à faire une brèche dans le système pour les médicaments homéopathiques qui n'avaient pas de statut juridique du tout et qui sont devenus des médicaments à part entière mais avec un système simplifié d'enregistrement qui leur évite d'avoir à prouver certaines choses, à fournir certains éléments au niveau du dossier. Puis on s'est rendu compte qu'entre l'aliment brut et le médicament, il y avait d'autres catégories de produits. En 2002 on voit surgir la directive sur les compléments alimentaires, puis un peu après le règlement sur les aliments enrichis. Et le 31 mars 2004 on a une directive, celle évoquée par Heidi Stevenson, sur les plantes à usage traditionnel, qui vont bientôt toutes entrer dans le giron du système classique d'autorisation de mise sur le marché. Donc le système européen est venu mettre en place un système allégé d'autorisation de mise sur le marché fondé sur des données essentiellement bibliographiques, dispensant les opérateurs d'essais cliniques. Cette AMM simplifiée permet à des acteurs économiques de toute l'Europe de faire des enregistrements simplifiés sous l'angle du médicament. Les opérateurs économiques qui vont revendiquer un certain nombre d'allégations thérapeutiques autour de la plante vont pouvoir accéder à ce statut d'AMM allégée.

Lorsque cette directive sur les produits à base de plantes qui revendiquent des usages thérapeutiques a été prise en mars 2044, une période de 7 ans a été laissée aux opérateurs économiques pour pouvoir « régulariser » sous l'angle de ce nouveau texte leur situation juridique en accédant à ce système d'enregistrement simplifié au niveau européen. On a quand même laissé 7 ans aux opérateurs qui tout d'un coup ont l'air de découvrir cette directive de 2004 !

Le Directeur Général Santé et Politique des Consommateurs, au nom de la commission de Bruxelles, a précisé en décembre 2010 que « la directive autorise l'enregistrement des médicaments traditionnels à base de plantes dont la phytothérapie chinoise, ayurvédique ou de toute autre tradition sans exiger les renseignements et les documents sur les essais de sécurité d'efficacité que le demandeur est tenu de fournir en vertu de la procédure d'autorisation de mise sur le marché. En revanche le demandeur doit prouver à suffisance l'usage médical au moins trentenaire (30ans) du produit dont au moins 15 dans l'union européenne. » Or il y a quantité de plantes ayurvédiques ou chinoises qui sont rentrées il y a plus de 15 ans sur le territoire de l'union européenne. Donc cette directive ne fait que simplifier les choses en permettant l'accès simplifié à des enregistrements comme médicaments et il est inexact de dire qu’elle menace l’accès aux plantes à usage traditionnel.

NDLR : Une rumeur similaire court sur les compléments alimentaires à base de plantes. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les compléments alimentaires sont l'objet de rumeurs de disparition.

jeudi 26 août 2010

Invention anglaise... au nom de l'écologie ou du business !!!

Une fois n’est pas coutume, nous abordons aujourd’hui un sujet tabou : la défécation en toutes circonstances, grâce à la shitbox, une innovation anglaise qui serait en passe de devenir un must… selon son créateur.

Cette « boîte à m… » (traduction littérale) est une vraie invention déjà saluée par le Figaro, Libération et le Canard enchaîné, qui la trouve très « pratique dans le métro » !
L’idée est simple, elle a surgi de la tête d’un anglais qui voulait faire ses besoins lors d’un festival de musique et qui, au vu des toilettes peu accueillantes, a préféré une boîte en carton.Depuis l’idée a fait son chemin, les toilettes portables en carton et réutilisables commencent à faire parler d’elles sur le web. Ces toilettes en carton 100 % recyclables sont dépliées et prêtes à l’emploi en un tour de main (la notice est explicite) et le sac biodégradable qui est fourni est ensuite enterré. Très solide, la boite peut supporter un poids de 100 kg (!), un modèle enfant est également disponible. La shitbox avait été initialement prévue pour répondre aux besoins (dans tous les sens du terme) des festivaliers, mais son utilisation peut rendre service à tous les campeurs et à ceux qui voyagent en voiture.

Un marché de 2 milliards de dollars !
Michaël Fels, un des associés de la société Brown corporation qui commercialise l’invention, explique que « la shitbox présente un intérêt majeur pour le tiers monde : elle intéresse de nombreuses organisations humanitaires avec lesquelles notre  petite société londonienne est en discussion ». Le péril fécal est en effet permanent lors des catastrophes humanitaires ou dans les camps de réfugiés. Des tests sur le terrain devraient commencer prochainement pour tenter de démontrer son intérêt sanitaire.
« Pour la rendre encore plus performante, il suffirait d’y ajouter des enzymes qui la rendraient parfaitement écologique » explique Michaël Fels. La shitbox sera également bientôt imperméabilisée pour la rendre utilisable universellement et non pas uniquement par temps sec.

Les excréments sont un sujet tabou, pourtant le marché est estimé « à 2 milliards de dollars/an », précise Michael Fels. Par ailleurs, la très sérieuse World Toilet Organization, fondée en 2001, qui milite pour améliorer les conditions sanitaires dans le monde, explique que 2,5 milliards de personnes n’ont pas accès aux toilettes dans le monde. La shitbox pourrait ainsi avoir un bel avenir (selon ses promoteurs !).
Suggestion : offrez une shitbox à Noël, installez la au milieu du salon : effet garanti !
http://www.tuxboard.com/shit-box-toilettes-portables-ecolos/
Dr Emmanuel Cuzin
Londres, le mercredi 25 août 2010

lundi 3 mai 2010

Vigilance - OGM

OGM: l’étude russe qui pourrait «déraciner» une industrie

En 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d’OGM avec 134 millions d’hectares, selon l’ISAAA qui chaque année fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. 
 
Et le dossier des OGM alimentaires – dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour – pourrait bien s’alourdir prochainement alors qu’une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d’y être ajoutée. 
 
Celle-ci prend la forme d’une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d’être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l’ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. 
 
Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l’Institute for Responsible Technology aux États-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement « les semences de la tromperie ») publié en 2003. 
 
A ce jour, les évaluations d’OGM conduites et financées grâce à des fonds publics se comptent sur les doigts d’une seule main. Menée conjointement par l’Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l’Institut de l’Écologie et de l’Évolution, cette étude russe a duré deux ans avec pour cobaye des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. 
 
Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d’une manière classique les petits mammifères, à l’exception près que certains d’entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) tolérant à un herbicide. 
 
Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués : le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a quant à lui suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième. 
 
A la fin de cette première phase, l’ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. 
 
L’étude s’est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont elles aussi eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. 
 
Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n’ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel. Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n’a eu que 40 petits, dont 25% sont morts. Et pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total dont 20% sont finalement morts. 
 
Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l’étude ont eu dans leur menu une part importante de soja OGM, n’étaient plus capables de se reproduire… Mais une autre surprise de taille a été observée : certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils… dans la bouche, un phénomène d’une extrême rareté. 
 
Quelles conclusions peut-on tirer de cette expérience ? A ce stade, aucune, comme le reconnaissent eux-mêmes les scientifiques qui ont fait ces observations. D’ailleurs, leur étude qui doit être rendue publique dans ses détails en juillet prochain, ne pourra être reconnue comme valide uniquement dans la mesure où elle sera publiée dans une revue scientifique internationale avec un comité de relecture par des pairs. 
 
Cependant, même si cette récente étude ne permet pas de tirer de conclusions définitives, elle pourrait avoir un impact non-négligeable dans l’approche globale des OGM agricoles qui sont aujourd’hui consommés dans le monde par des millions d’animaux d’élevage et d’être humains depuis leur avènement en 1996. 
 
Car en effet, pouvoir effectuer une étude d’une durée aussi longue (deux ans) est tout à fait rare tant les semenciers qui en font la promotion veillent au grain, de peur que l’étude en question ne soit pas en leur faveur : « Des scientifiques qui découvrent que des OGM provoquent des effets inattendus sont régulièrement attaqués, tournés en ridicule, voient leurs crédits de recherches stoppés, et sont mêmes renvoyés », explique Jeffrey Smith dans son billet repris notamment par The Huffington Post et qui évoque l’étude du Dr Surov et de son équipe en Russie. 
 
Et pouvoir effectuer des tests pendant deux ans est d’importance capitale selon les associations écologistes. Celles-ci estiment que deux ans représentent une durée suffisante pour mesurer les effets chroniques d’un produit ou d’une molécule, et donc d’un pesticide. 
 
Or, jusqu’à présent, les plantes OGM qui sont consommés dans le monde sont dans une très large majorité des plantes qui accumulent dans leurs cellules un ou plusieurs pesticides (soit par absorption extérieure soit par une production permanente). 
 
De plus, les études de plus de trois mois sur des mammifères (généralement des rats) nourris à ces OGM-pesticides (de première génération) sont toutes aussi rares. 
 
C’est pourquoi des « lanceurs d’alerte » (l’équivalent français du terme « whistle blowers, » littéralement ceux qui soufflent dans le sifflet) dénoncent régulièrement cette situation et demandent à ce que les OGM agricoles soient évalués comme des pesticides à part entière. 
 
Autre grand problème : les organismes d’évaluation se basent toujours sur des études faites par ou pour les semenciers et ne possèdent pas de moyens financiers suffisants pour effectuer eux-mêmes des expertises ou contre-expertises. 
 
Selon Jeffrey Smith, l’étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien « déraciner » une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. 
 
L’affaire est donc à suivre, mais quoi qu’il en soit, depuis l’introduction en 1996 dans l’environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés faute d’études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales. 
 
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution dans ce domaine semble effectivement illusoire alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d’évaluation. 
 
Et d’ailleurs, on peut même supposer que cette absence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l’ont été que partiellement (le proverbe de la « charrue avant les boeufs»…). 
 
Car l’ennui au fond c’est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l’histoire, qui sont réellement les cobayes? 
 
Retrouvez la version audio de ce billet au lien suivant:

vendredi 2 avril 2010

Promenons-nous dans les bois...

Pédagogique et bienveillant

A vous qui aimez la nature et n'en jouissez pas autant que vous le souhaiteriez, gardez précieusement cette adresse d'un site absolument merveilleux.

Promenade


Les forêts naturelles sont préservées de l'homme.
Promenez vous dans ce biotope et respirez profondément (6 inspirations/expirations par minute)...

samedi 27 mars 2010

Main verte

Le miracle, c'est Don José Carmen Garcia Martinez qui, avec son amour pour les plantes, les paroles qu'il leur adresse et d'anciennes recettes aztèques, a réussi à cultiver des légumes géants. Il a produit ainsi des choux de 45 kg, des pieds de maïs de 5 m. de haut, des feuilles de blette de 1,5 m. de long, 7 à 8 courges par pied (1 à 2 habituellement), 110 tonnes d'oignons par hectare (16 tonnes normalement).

Un journaliste péruvien, Yvo Perez Barreto, est allé trouver Don Carmen chez lui et a raconté tout ce qu'il y a vu. Mais ce n'est pas le seul témoin: l'Université d'agronomie de Chapingo (Mexique), sous l'autorité du Pr Nicolas Cerda, spécialiste des sols, a comparé les résultats de Don Carmen avec ceux obtenus par les méthodes de l'Université sur des terrains contigus. Des ingénieurs du Ministère de l'agriculture mexicain sont venus analyser l'eau, les légumes, les semences et surtout le terrain volcanique de l'agriculteur. Rien de particulier n'a été décelé.

Parmi les savoir-faire de Don Carmen, on note: cultiver sans pesticides et multiplier jusqu'à dix fois la production agricole; utiliser 700 g de fertilisant par hectare, au lieu des 500 kg habituels dans l'agriculture intensive; cultiver sur terres salées; créer de nouvelles plantes résistant aux maladies, non transgéniques... au début, sur sa terre presque stérile, il s'asseyait à côté des plantes et leur demandait de l'aider. Don José Carmen est persuadé que c'est grâce à la communication qu'il a établie mentalement avec les plantes qu'il a obtenu ces résultats miraculeux.

Pour lui, le secret c'est l'amour qui lui donne cette main verte.

Son livre (1) donne des tas de recettes, de trucs, qui pourraient révolutionner la planète, tout en changeant la mentalité humaine: l'amour à la place du profit immédiat.

(1) Édition Clair de Terre, 27, rue de l'Abbé-Grégoire, 75006 Paris

Extrait du livre :

"J’ai commencé par m’asseoir auprès des plantes, je me suis mis à les observer. Puis je leur ai demandé de m’aider. Les plantes, comme tout ce qui vit, ont une forme d’intelligence qui leur permet de communiquer avec nous, il suffit de les écouter. Parfois, pendant la nuit, je sens que mes plantes ont soif, alors je marche jusqu’à mon champ, et je les arrose jusqu’à ce qu’elles soient satisfaites.

C’est absurde d’appliquer à la lettre les conseils d’arrosage, car, comme les hommes, chaque plante est différente.

Les hommes n’ont pas tous des affinités avec les plantes, et les plantes avec les hommes.C’est une question de compatibilité, comme les rhésus sanguins entre les êtres humains. Les plantes elles-mêmes peuvent se regrouper par affinité, en fonction de leurs énergies. Par exemple, on peut marier le haricot rouge et le maïs parce que ce sont des plantes qui s’entraident. Mais d’autres peuvent se combattre, comme la mangue et l’avocat, et même s’entretuer.

Si l’énergie d’une plante se heurte à la nôtre, la plante peut préférer mourir plutôt que de nous accepter. Certains par contre sont nés avec des dons pour cultiver, et s’entendent bien avec un grand nombre de plantes. On dit alors qu’ils ont la main verte.

Quant à moi, certaines plantes m’acceptent, d’autres pas : celles-là, je n’ai pas le droit de les cultiver."

L'homme qui parle aux plantes